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Un indice du risque de contagion pour accélérer la réouverture des ERP

Un indice du risque de contagion pour accélérer la réouverture des ERP

Publié le
22/1/24
Par
Rudy Menduni

Pando2, spécialiste de la surveillance de la qualité de l'air, offre une solution pour vivre avec la COVID-19 en évaluant le risque de contagion virale. En analysant des facteurs comme l'humidité, la température et la concentration en CO2, l'outil crée un indice de contagion potentielle (ICP) pour évaluer les risques sanitaires dans les espaces fréquentés.

Sommaire :

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Nous vivons une période qui redéfinit notre manière de vivre. Cette crise du Coronavirus nous oblige à repenser notre travail en groupe, nos réunions professionnelles mais aussi nos loisirs et les retrouvailles avec nos proches dans un bar, dans un restaurant, et notre séance de sport hebdomadaire.

Vivre avec la COVID-19 devient une nécessité et Pando2 propose grâce à son outil de surveillance de la qualité de l’air de vous permettre de retrouver une sérénité dans votre vie quotidienne. 

1. Tout d’abord, qu’est ce qu’un virus ?

Un virus est un micro-organisme incapable de se reproduire par lui-même. Cette absence d’autonomie requiert l’utilisation à ses propres fins de toute la machinerie cellulaire des hôtes que les virus infectent, ce sont des parasites. Et comme tous les parasites, les virus doivent trouver des hôtes pour survivre. 

 Il est essentiel pour les virus d’être capable de se disséminer d’un hôte à l’autre pour se reproduire et proliférer. Un virus doit maximiser les chances de rencontre avec ses hôtes, en étant capable de survivre à l’extérieur de la cellule, patiemment, dans l’air notamment, jusqu’à la contamination et la rencontre avec sa cible.

2. Comment peut-on mesurer le risque de contagion ?

Une bonne manière d’envisager le risque de contamination virale est donc d’estimer les capacités de survie des virus dans l’environnement. De cette survie dépend alors, en partie, la prolifération de ces micro-organismes.. 

C’est ce que propose Pando2, grâce à l’acquisition et la gestion de données de qualité de l’air en temps réel. L’adaptabilité de la solution logicielle Pando2 lui confère la capacité de mesurer et de traiter des paramètres connus pour influencer la survie et la transmission des virus et ainsi de construire un indice de contagion potentiel ce qui permet à ses utilisateurs d’être au fait de la situation sanitaire des salles et des établissements qu’ils fréquentent.

Pando2 utilise aujourd’hui 3 facteurs pour évaluer cette menace invisible : 

  • L’humidité relative
  • La température
  • La concentration intérieure en CO2

L’humidité relative, une mesure en pourcentage qui exprime la quantité d’eau sous forme gazeuse (vapeur d’eau) contenue dans l’atmosphère, et la température sont des facteurs qui sont corrélés à la survie des virus dans l’environnement

La concentration en CO2 est une mesure du confinement qui permet d’approcher la présence humaine dans une pièce donnée. C’est ainsi en évaluant la survie des virus et la présence de leurs cibles que nous construisons notre indice de contagion potentielle (ICP).

2.1. L’influence de l’humidité relative et de la température sur la survie du virus

Ces facteurs sont connus aujourd’hui des scientifiques et de nombreuses études témoignent de leurs impacts sur la propagation virale. Un premier article (Yu Wu, 2020) permet de constater l’influence à grande échelle de ces paramètres via une étude épidémiologique réalisée à travers 166 pays concernant l’apparition des cas de la COVID-19 et des morts associées. Un second (Lisa M. Casanova, 2010) étudie la survie et l’inactivation biologique chez deux virus modèle du SARS-CoV et les résultats sont probants : 

  • Une humidité médiane de 50% permet l’inactivation biologique la plus rapide des virus, tandis que leur survie est maximale à partir et en deçà de 20% et à partir et au-delà de 80% de HR.
  • Les températures froides favorisent la survie des virus et une augmentation de cette température permet d’accélérer leur inactivation.

Notre stratégie chez Pando2 est de baser le départ de l’évaluation de la contagiosité d’un virus sur ces 2 paramètres. 

En effet, nous sommes capables de mesurer et de croiser l’humidité relative et la température afin d’évaluer la survie virale. De plus, toujours dans cette étude, (Yu Wu, 2020) ainsi que dans un autre article  (Noti, 2013), il est démontré que la transmission aérienne, c’est-à-dire la capacité de déplacement du virus, dépend également de ces deux paramètres. Il est alors essentiel d’alerter de la potentialité d’une contagion virale dès lors que les conditions mesurées via la surveillance de la qualité de l’air se rapprochent des optimums viraux.

2.2. L’influence de la concentration du CO2 sur la contagiosité

Ce paramètre permet d’approcher la présence humaine. La concentration en CO2 dans l’atmosphère extérieure est de l’ordre de 400 ppm et dès lors que nous nous retrouvons dans un espace confiné, une pièce fermée par exemple, la respiration des occupants fait augmenter cette concentration et baisser la qualité de l’air (Ramalho O, 2015). 

On appelle cette situation le confinement et Pando2 est aujourd’hui la seule solution de surveillance de la qualité de l’air à proposer l’automatisation de son calcul en temps réel via une méthodologie proposée par le CSTB (Ribéron, 2016). 

Outre le fait qu’une pièce confinée entraîne une baisse des capacités cognitive de ses occupants (Allen, 2015), nous savons aujourd’hui que ce confinement et le manque de renouvellement d’air qui le caractérise est responsable d’une augmentation des infections croisées (Santé, mise à jour janvier 2020) et plus précisément les épidémies hivernales et virales.

Il est ainsi essentiel de prendre en compte cette mesure car c’est essentiellement la présence humaine et la distanciation insuffisante entre personnes physiques, approchées ici par la mesure du CO2, qui est responsable de la propagation des maladies virales. Grâce à son moteur algorithmique et à l’utilisation de donnée issues de la GTB (Gestion Technique du Bâtiment) Pando2 est en effet capable d’approcher l’occupation d’une pièce indépendamment de sa taille et donc de prévenir une situation à risque pour les occupants d’un immeuble surveillé.

3. Notre indice du risque de contagion potentiel 

Notre volonté à travers la construction et la communication de cet indice est de permettre d’évaluer un risque de contagiosité d’une pièce à la COVID-19. 

Pour cela nous commençons par calculer un aléa, c’est-à-dire une situation naturelle représentée dans notre cas par les conditions de survie et de transmission virales. Ainsi une pièce vide depuis de nombreuses heures, doit pouvoir être identifiée comme à risque pour une potentielle réunion. Il s’agit ici de prévention basée sur l’étude et la compréhension de la biologie virale.

Ensuite, notre démarche inclut en temps réel, l’apparition d’un risque lié à l’occupation inadéquate d’une pièce qui ne présentait pas, à priori, des conditions dangereuses.

Notre indice est ainsi construit pour fonctionner de manière intelligente afin de réaliser pleinement son rôle de prévention et de lanceur d’alerte grâce à une compilation pondérée des différents paramètres présentés plus haut.

4. Comment se présente cet indice du risque de contagion ?

L’indice du risque de contagion est mesuré sur un échelle qui va de 1 à 10 et est représenté sur notre application avec un code couleur simple et intuitif (vert - jaune - rouge).

Sources :

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